2022 Stages Cycling Dash M200 Test

Stages Cycling Dash M200 le test !

Lancé au début du mois d’avril 2022, le « compteur » Stages Cycling Dash M200 est passé entre nos mains. Un bon moyen de prendre connaissance des qualités et défauts de ce GPS vendu 279€.

On connait surtout Stages Cycling pour ses capteurs de puissance utilisés par deux vainqueurs du Tour, la marque s’est aussi fait une belle réputation dans le domaine du vélo « d’intérieur ». Mais si Stages Cycling a toujours eu des « compteurs » à son catalogue, c’est vraiment avec la dernière génération, les Dash L200 et M200 que la marque entend sortir du lot. Pour nous faire un avis, voici le test du Stages Cycling Dash M200, le modèle employé par les pros ! Le modèle que nous avons eu est la version de base, avec un support en avant de la potence, un support de cintre, une dragone et un câble USB. Le tout pour 279 €. Un tarif assez abordable pour cette catégorie de produit.

2022 Stages Cycling Dash M200 Test
Il y a plein de courbes possibles pour visualiser l’effort. Crédit Frédéric Iehl

La fixation « quart de tour » est compatible Garmin et permet donc de recycler des supports déjà acquis. On remarque que le support avancé permet un réglage en profondeur, mais qu’il permet aussi de placer la fixation à 90 ° de sa position habituelle. Et cela tombe bien car le Dash M200, comme le L200 d’ailleurs, peut être utilisé en mode « portrait » ou « paysage ».

Dash M 200, un paramétrage simple ou compliqué…

Dans la tendance actuelle, le Stages Cycling Dash M200 peut être personnalisé et paramétré par une application de smartphone, on peut aussi le faire à la main. On a de base un profil automatique qui va afficher les données fournies par les capteurs que le Dash M200 va « trouver » à l’allumage. Ainsi si vous avez, un capteur de vitesse, une ceinture cardiaque, un capteur de puissance ou de cadence, vous aurez automatiquement les données. Une fois la liaison GPS, vous aurez la vitesse et la localisation, etc. Sur ce plan, rien de plus simple, la limite est cependant que vous ne pouvez rien personnaliser de l’affichage. Tout est automatique.

2022 Stages Cycling Dash M200 Test
En mode paysage, on dispose d’un agencement qui permet d’obtenir une bonne lisibilité à vous de voir quelles informations afficher. Crédit Frédéric Iehl

Pour personnaliser, deux options : passer par le compteur ou par l’application Stages Cycling. Vous pouvez alors créer un ou plusieurs profils qui permettent de personnaliser chaque page avec jusqu’à 10 informations différentes. Quant au nombre de pages, il est énorme. On est allé jusqu’à 35, ce qui est juste inutilisable au quotidien, mais possible ! Pour charger les cartes rien de plus simple, il faut lier votre Dash M200 au wifi. Avec l’appli, le paramétrage est rapide et facile. À la main rentrer le code wifi est juste une punition en revanche… La personnalisation du compteur est également moins aisée via le compteur, l’application est donc incontournable pour aller vite !

Compatibilité totale

Notre Stages Cycling Dash M200 étant dans sa configuration de base nous l’avons lié à des capteurs de vitesse-cadence Garmin et Giant, des capteurs cardiaques Wahoo (Ant+) et BBB (Bluetooth). Pour cela deux possibilités, on passe soit par l’application, soit par le compteur lui même. Ce type de manipulation est aisé dans tous les cas. Autre compatibilité, celle du support. L’empreinte quart de tour est identique à celle des Garmin, on peut donc reprendre les supports de cette dernière marque (mode portrait), mais aussi ceux des marques compatibles et ceux de Wahoo qui sont à 90°. Dans ce cas le Dash M200 sera en mode paysage. En mode automatique, il suffira de choisir entre portrait et paysage avant de lancer sa sortie. Pour les profils personnalisés, il faudra sélectionner l’orientation lors de la création du profil. On sera donc obliger de prévoir deux versions, si on veut utiliser ces deux options.

Manipulation

2022 Stages Cycling Dash M200 Test

Le Stages Cycling Dash M200, comme le L200, se pilote avec 5 boutons. En mode portrait, le premier bouton (A) se situe latéralement en haut à gauche et sert à l’allumage et à l’extinction. Sur la face avant en bas et en partant de la gauche, le bouton (B) permet de revenir à l’écran d’avant et de faire des temps intermédiaires, le suivant (C) permet de « faire descendre » les fonctions et d’agrandir la carte, le (D) valide les choix et permet d’accéder au mode agrandissement. Le dernier le (E) de « faire monter » les fonctions et de réduire la carte. Point d’écran tactile mais cela se pilote quelles que soient les conditions météo et l’équipement (gants longs ou courts et doigts secs ou mouillés). La troisième touche permet d’avoir accès au mode agrandissement de la carte. On peut l’agrandir jusqu’à 17 fois. Pour l’extinction, on repasse sur le bouton latéral et une liste d’options s’affiche à l’écran, on choisit avec les autres boutons et on éteint en validant. Si le compteur est en mode paysage, les boutons sont placés sur le côté droit et face au cintre pour celui d’extinction. Une gymnastique à acquérir et qui réclame de l’attention.

À l’usage

En mode automatique, les informations s’affichent au fur et à mesure que les capteurs sont détectés. On ne sait donc pas trop au départ où trouver la cadence, la puissance le cas échéant ou la fréquence cardiaque. Mais une fois que tout est détecté les informations restent à la même place. Mais si on ne peut rien modifier de l’affichage ou de sa taille, il est possible de mettre des priorités. On met en avant la vitesse, la puissance ou la FC dans le compteur GPS ou l’application suivant ses choix et ses équipements. Avec les profils personnalisés on est dans le sur mesure.

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L’écran du Stages Cycling Dash M200 est sensible aux reflets et nous avons été obligé de laisser le rétro éclairage en mode automatique en permanence et à faire varier ce dernier entre mode Sombre ou Lumière. Ceci nous a amené à une autonomie de 10 h, ni plus ni moins. Avec le rétro rétro-éclairage coupé, on peut nettement aller plus loin, mais on ne voit quasiment rien. En moyenne, sans navigation, mais avec le rétro éclairage automatique on consomme 7% à l’heure, en utilisant la navigation en permanence cela monte à 12 %.

La navigation

On créé son parcours sur Komoot ou Ride With GPS par exemple, on le charge et on lance l’itinéraire. La carte est précise, contient de nombreux POI, mais elle est en fait peu lisible en roulant. Quand on est au grossissement maximal, 1 cm correspond à 91 m. Avec un Wahoo Elemnt Bolt première génération au plus grand on est à 33 m pour 1 cm, presque 3 fois plus grand. Si on utilise le système impérial, on retrouve une précision un peu plus grande, puisqu’1 cm est alors équivalent à 60 m. Contrairement au compteur représenté sur la boite, on n’atteint pas les 100 pieds (30 m), on reste à 200 pieds (60 m). L’actualisation des données GPS prend environ 4 secondes. Ce qui en fonction de la vitesse de déplacement donne des traces parfois fantaisistes, quand le compteur GPS relie les points de mesure et rattrape le temps perdu.

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La navigation réclame donc un peu d’attention, et ce n’est pas toujours compatible avec la circulation. Quand on « sort » de l’itinéraire, une flèche vous indique dans quelle direction aller pour le retrouver, mais il n’y a pas de recalcul à proprement parler. Cette fonction devrait arriver avec une prochaine mise à jour. On a aussi la possibilité de rouler avec un roadbook qui donnera quelle direction suivre, plus utile en tout-terrain sans doute car sur le bitume quand il y a une multitude de routes aux intersections on reste un peu dans le flou. Comme indiqué plus haut, la trace GPS enregistrée prend parfois quelques libertés avec la réalité.

La route suivie est bien l’avenue Maurice Schumann… La trace a du mal a se situer dessus, il s’agit d’une descente avec une vitesse de 50 km/h Il ‘y a pas eu de sortie de route dans la réalité !. Crédit Frédéric Iehl

Les modes entrainements et le Smart-trainer

Le Stages Cycling Dash M200 comporte également des séances d’entraînements chargées. L’écran s’affiche alors sous la forme d’une roue de couleurs. Le temps et la zone de travail sont affichées, à vous de pédaler pour y amener le curseur. C’est intuitif et ludique. Mais il faut un capteur de puissance pour profiter de l’intégralité des programmes. Pour les smart-trainer, on retrouve la même gestion que pour l’agrandissement des cartes à savoir qu’il faut passer par un système de sous-menu pour faire varier les intensités de travail. Moins pratique quand on est à bloc… Pour récupérer ses fichiers, en plus de passer par une plateforme (StagesLink, Todaysplan, Strava, Trainingpeaks), on peut connecter le Dash à un ordinateur via un câble USB. Mais pour avoir accès aux fichiers, il faut allumer le GPS ! Il ne se connecte en effet pas automatiquement à l’ordinateur même s’il se charge. Cette option

Notre avis sur le Stages Cycling Dash M 200

2022 Stages Cycling Dash M200 Test
La roue de couleurs, un pour bonheur pour être guidé dans son effort. Crédit Frédéric Iehl

Le Stages Cycling Dash M200 a ses qualités et ses défauts. Au chapitre des choses séduisantes, il y a la possibilité de rouler en mode portrait ou paysage. Ensuite le mode automatique est plaisant quand on utilise un vélo qui n’est pas le sien (location ou prêt). On obtient rapidement un affichage qui ne contient aucun champ inerte faute du capteur associé, confortable. On adore également la roue des couleurs, sans capteur de puissance, nous l’avons utilisé avec la fréquence cardiaque, c’est déjà bien. L’écran couleur est agréable quand le rétro-éclairage est activé. La compatibilité avec tous les capteurs, mais aussi avec les supports Garmin sont aussi des bons points. Maintenant pour ce qui nous a moins plu, la manipulation des fonctions réclame de l’apprentissage. Monter dans les fonctions, les valider, descendre, le geste n’est pas forcément naturel et quand on a pris des habitudes avec une autre marque, cela devient difficile… Le plus pénible étant alors d’agrandir ou de réduire la carte ou de naviguer dans les sous-menus du mode home-trainer en plein effort. La définition de la carte est également petite et implique d’être vraiment concentré dessus surtout en zone urbaine. Pas le meilleur endroit pour quitter la route des yeux, d’autant que la « progression » s’affiche » souvent avec un petit temps de retard. Les mises à jour corrigent de nombreux problèmes, espérons que celui-ci soit vite résolu. Conclusion si vous venez d’un GPS un peu ancien vous ne pourrez qu’être conquis par ce rapport qualité-prix. Maintenant si vous avez un modèle plus récent, il faudra un temps d’apprentissage pour l’appréciez pleinement, perdre quelques automatismes et faire avec le comportent (temporaire) du GPS . Enfin n’oubliez pas de penser à faire toutes les mises à jour !

Fiche technique GPS Stages Cycling Dash M200

Écran : 2,2 pouces tactile couleurs
Compatibilité : ANT+, Bluetooth LE, Wifi, GPS et QZSS avec SBAS (WAAS, EGNOS, MSAS, and GAGAN, radar Garmin Varia
Connexions : Strava, Komoot, TodaysPlan, Relive, RideWithGPS, via l’application smartphone, notifications appels, mails, SMS
Fonctions : Vitesses, distances, altimétries, fréquences cardiaques, cadences de pédalage, puissances, navigation, entraînements
Autonomie : 10 heures avec rétroéclairage auto (obligatoire) avec capteur de vitesse-cadence, ceinture cardiaque, notification et un peu de navigation.
Dimensions : 81,3 x 51,3 x 21,8 mm
Poids : 77 g, 26 g le support
Prix : 279 € l’unité seule, 369 € avec ceinture cardiaque Dash Pulse

A retenir

Les points positifs

  • Prix
  • Modes portrait et paysage
  • Personnalisation
  • Roue des couleurs
  • Récupération des fichiers
  • Mises à jour fréquentes
  • Compatibilité

Les points à améliorer

  • GPS capricieux parfois
  • Définition de la cartographie
  • Rétroéclairage obligatoire
  • Manipulations complexes

Contact : Stages Cycling

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